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Pourquoi le projet

Ce projet se situe dans un territoire ayant des caractéristiques distinctives (bassin versant de la prise d’eau de la rivière Saint-Charles) et répond à des enjeux environnementaux complexes.


– Bassin versant

– Enjeux environnementaux

 

Bassin versant

Le bassin versant concerné par le projet est celui de la prise d’eau potable de la rivière Saint-Charles. On y retrouve par contre deux bassins versants intimement liés et qu’il convient de distinguer :

– Le bassin versant du lac Saint-Charles;
– Le bassin versant de la prise d’eau potable de la rivière Saint-Charles (aussi appelé haut-bassin versant) qui comprend le bassin versant du lac et l’amont de la prise d’eau qui est située 11km plus bas sur la rivière.

Le bassin versant de la prise d’eau potable couvre une superficie de 348 km2 et comprend six municipalités :

– Ville de Québec
– Cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury
– Lac-Delage
– Lac-Beauport
– Saint-Gabriel-de-Valcartier
– Wendake

Carte des deux bassins versants
Carte des deux bassins versants
Carte des limites administratives des villes et municipalités
Carte des limites administratives des villes et municipalités
Carte de l’occupation du sol
Carte de l’occupation du sol

Le visage du bassin versant est en constante évolution. Les milieux naturels et perméables perdent en superficie au profit de surfaces imperméables, et ce, à la suite d’interventions humaines. De 2008 à 2013, le pourcentage du territoire couvert par la végétation (forêt) est passé de 73,4 % à 70,9 % alors que les surfaces anthropisées sont passées de 19,6 % à 22,1 %. Cette situation a conduit à une augmentation des surfaces imperméables dans le bassin versant de la prise d’eau potable. Leurs pourcentages étaient de 6,15 % en 2008 et de 7,70 % en 2013 (APEL, 2013). Les observations de l’APEL confirment que, depuis 2013, cette tendance se poursuit.

Pour en savoir plus sur le bassin versant de la prise d’eau potable de la rivière Saint-Charles et sur les actions de l’APEL, visitez ce lien : http://www.apel-maraisdunord.org/apel/territoire/

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Enjeux environnementaux

La gestion des eaux pluviales est un enjeu parfois mal connu du grand public. Malgré le fait que l’eau de pluie possède certaines caractéristiques intrinsèques et physico-chimiques pouvant altérer la qualité de l’eau de surface dans son ensemble et puisse aussi contenir certaines substances polluantes, cette eau est généralement de bonne qualité. Par contre, lorsque l’eau pluviale ruisselle sur le sol, elle intercepte différents contaminants et les transporte avec elle. En milieu urbain, l’eau pluviale est très souvent redirigée vers des puisards (égouts pluviaux) afin d’être canalisée et évacuée dans un cours d’eau situé à proximité. Elle est ainsi acheminée dans un cours d’eau sans qu’il y ait de traitement. L’eau pluviale devient, de ce fait, une source de contamination pour les écosystèmes et les ressources en eau.

 

Source: Ville de Sherbrooke

C’est ainsi que divers polluants et contaminants peuvent être acheminés dans les cours d’eau (Rivard, 2012) :

– Nutriments (azote, phosphore)
– Matières en suspension (M.E.S.)
– Agents pathogènes (bactéries, virus)
– Métaux (plomb, cuivre, mercure, chrome, aluminium, etc.)
– Sel (sodium, chlorures)
– Hydrocarbures (pétrole, graisse)
– Composés organiques (pesticides, produits chimiques synthétiques, biphényles polychlorés (BPC)

1https://robvq.qc.ca/public/documents/documentation/mCh4nhh2.pdf

Lessivage et transport de sédiments

Acheminement de sédiments dans un cours d’eau

Panache de sédiments dans un plan d’eau

Panache de sédiments dans un plan d’eau

De plus, certains citoyens n’ayant pas conscience du fait que les puisards et le réseau d’égout pluvial ne filtrent et ne traitent pas les substances qui y entrent, ils s’en servent pour se départir de leurs rebuts. Vous connaissez probablement quelqu’un qui a déjà jeté dans une grille d’égout une gomme à mâcher, un mégot de cigarette, un bout de papier ou même de l’huile usée sans s’imaginer que le tout allait se retrouver dans un cours d’eau. Voici donc un autre enjeu lié à la gestion des eaux pluviales : sensibiliser les citoyens au fait que les puisards pluviaux ne doivent pas servir de poubelle et de lieu de disposition de rebuts, car aucune activité de traitement ou de filtration n’est menée dans le réseau d’égout pluvial.